Le Vasco

31 janvier 2017

 ON TROUVE QU’INTERNET™ C’EST UNE BRÊCHE ENTRE LA RÉALITÉ ET LA FICTION… »

Installés dans la salle de la Maroquinerie, on attend tranquillement (et impatiemment) avec une bonne bière que le show commence. Tout d’un coup, les premières notes commencent à se faire entendre, par dessus vient se poser une voix sensuelle et envoutante, presque venue d’ailleurs, c’est celle de Louise Calzada, la chanteuse du groupe Le Vasco. Ils commencent à laisser opérer leur magie et c’est plus fort que nous, notre attention est directement attirée par ce petit groupe débordant d’énergie, impossible de faire autre chose que de taper du pied tellement c’est bon. Ça fuse dans tous les sens, c’est quelque chose qu’on n’a encore jamais entendu, une musique pleine de couleurs dont il émane de nombreuses choses et qui nous invite à prendre place pour un voyage dont on se souviendra très longtemps ! Ce qu’on aime chez Le Vasco c’est leur originalité, leur esthétique post-internet qu’on ne voit encore nul part ailleurs et leurs sonorités digitales qui vous transportent. C’est donc tout naturellement que nous avons voulu en savoir plus sur cette jolie bande.

À L’OCCASION DE LA SORTIE DE LEUR NOUVEL ALBUM LE 13 JANVIER, ON LES A RENCONTRÉ POUR PARLER CYBORGS ET AUTRES MERVEILLES DE L’INTERNET.

× Parlez nous un peu de vous, qui êtes-vous (avant d’être Le Vasco) ?

On est Louise, Raphael et Nils, des amis aux liens puissants.

× Comment a débuté votre aventure ?
On aime créer des histoires et en faire de la musique, des clips, des images et des concerts. On a chacun nos skillz: Louise chante et écrit, Raphael gère les opérations informatiques et Nils trouve des accords mélancoliques au piano. En mélangeant tout ça on a créé Le Vasco. . 

× Et d’ailleurs pourquoi ce nom ? Pourquoi Le Vasco ?

Parce qu’on trouve ça joli, facilement référençable sur Google© et mystérieux.

 × Votre univers, vos sonorités, votre démarche est finalement assez post-internet ? Pourquoi avoir choisi cette direction ?

On trouve qu’Internet™ c’est une brêche entre la réalité et la fiction, tout le monde l’utilise dans la vie de tous les jours sans se rendre compte qu’ils se font absorber dans une nouvelle dimension qui les amènent à vivre et à ressentir des expériences qui n’ont jamais existé auparavant. On devient tous plus ou moins des cyborgs.

« ON AIME CRÉER DES HISTOIRES ET EN FAIRE DE LA MUSIQUE, DES CLIPS, DES IMAGES ET DES CONCERTS. »

× Et selon vous, c’est quoi l’univers Le Vasco ?

En ce moment c’est un site internet http://levasco.com et un numéro de téléphone 06.51.30.97.51 sur lequel vous pouvez envoyer des textos à Aya Yosemite notre poète/devin artificiel qui vit en bas à gauche de notre site.

× Où puisez-vous toutes vos inspirations ? Est-ce qu’il y a des articles en particulier qui vous influencent dans vos choix ?
Cette semaine Louise et Nils écoutent à fond les mixtapes de Sam Tiba et de Canblaster qu’ils ont fait pour Hotel Radio Paris, Sam Tiba c’est une émission qui s’appelle Japon Musique et qui est trop bien voici un lien vers la dernière qui parle de la musique de final fantasy ©

Et Canblaster c’est une mixtape spécial Noël qu’il a faite avec Dj Slow.

Et Raph est en Inde ou il apprend des tricks d’agriculture indienne avec une héroïne de la défense de l’environnement qui s’appelle  Vandana Shiva.

× Décrivez nous Le Vasco en une phrase, la première qui vous vient à l’esprit !

Le Vasco c’est une wersse.

× On a écouté votre dernier album et on se demandait si vous pouviez nous raconter avec vos mots l’histoire qu’il raconte ? 

Notre album La transe des oiseaux, qui sort le 13 janvier sur Nowadays Records raconte nos souvenirs, nos épreuves : des chagrins d’amours sont confessés sur des chats internet. Des questions existentielles sont posées à un service de voyance en ligne quand aucune autre solution ne peut être trouvée. Des humains se réfugient dans un monde secret et virtuel quand la réalité leur fait mal. (à voir sur Youtube ici).

× On vous a découvert un peu par hasard à la maroquinerie, et quel heureux hasard, mais qu’est-ce que ça fait de jouer dans une telle salle ? Est-ce que le public parisien a été à la hauteur ?

C’est toujours très cool de faire des concerts, surtout quand ce sont des potes comme Las Aves qui nous invitent, c’était la première fois qu’on jouait à la Maroquinerie et c’était très marrant. Le public nous envoyait de très bonnes vibz. On a pas pu mettre en place notre système de chat en temps réel mais on va pouvoir tout vous montrer le 19 janvier pour notre release party au Liberté Living Lab à Strasbourg St Denis de 19h à 23h, entrée libre sur invitation.

× C’est quoi la suite de l’histoire pour vous ? Vous avez d’autres projets en route ? 

On est en train de réfléchir à la suite et on pense faire un cyber opéra en français qui parlerait de la station spatiale internationale.

× Chez Mixnmatch ce qu’on prône avant tout c’est la « slow life », prendre le temps de vivre en fait, qu’est-ce que ça vous évoque ?

Quand on travaille tous ensemble sur Le Vasco on prend toujours une journée entière et au moins 3h de cette journée est consacrée à la préparation, la consommation et la digestion du déjeuner.

PRENDRE LE TEMPS DE RESTER DE VRAIS AMIS.

On vous invite à découvrir leur univers avec ce son issu de leur nouvel album, un voyage sonore unique :

Voyagez avec Le Vasco juste ici !

Article rédigé par Morgane Samson

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