Looka

29 mars 2016

 » Looka, il fait nuit dans mes rêves. « 

Derrière cet intriguant pseudonyme se cache un jeune artiste, audacieux et passionné par le rythme. A travers notre rencontre, LOOKA, nous plonge dans son univers alliant MAO, hip-hop et arrangements électronique fiévreux. Fort d’un univers artistique singulier, les créations de LOOKA s’illustrent sur différents tableaux : graphisme, son, rap, beatmaker… Le tout sur une instru intelligente, minimaliste et rythmée, Mixn:match magazine a souhaité vous embarquer dans son univers…

× Hello Looka ! Qui es-tu, d’où viens-tu ?

Je suis LOOKA, jeune hater d’origine grenobloise. Ca fait maintenant bien 5 – 6 ans que je fait de la MAO (musique assistée par ordinateur), mais j’ai aussi fait un cursus au conservatoire de Grenoble dans ma plus tendre enfance, qui m’a appris que le solfège c’est un des trucs les plus chiant dans la musique, après L.E.J bien sûr.

 » FAIRE DU HIP-HOP C’EST PAS TRÈS SÉRIEUX, C’EST POUR S’ÉCLATER. « 

× Qu’est ce qui ta donné envie de faire de la musique ?

J’ai toujours baigné dedans vu que mon père est un amateur incontesté de jazz et de toutes les rockstars qui n’ont pas tenues plus de 27 ans. Après ce qui m’a donné envie de faire de la musique c’est la légendaire collaboration entre Diam’s et Vitaa qui m’a complètement convaincu de vouloir faire du rap.

× Pour ceux qui n’y connaissent rien, peux-tu nous en en dire un peu plus sur ton style de musique ?

A la base je suis quand même très orienté sur des sonorités hip-hop, après j’aime bien expérimenter et je tends à me tourner vers d’autres styles car faire du hip-hop c’est pas très sérieux, c’est pour s’éclater, ça devient vite chiant au final. Là, je me plais beaucoup dans des compositions qui s’orientent vers quelque chose de plus électronique, plus ambiant, plus minimaliste. On va dire que ça se rapproche plus du Nils Frahm le meilleur, Arvo Part, Phillip Glass (sans avoir la prétention d’avoir si ce n’est 1% de leur talent).

× Comment composes-tu tes sons ?

Je peux commencer la composition de mes sons sous différents angles, franchement. Des fois c’est que j’ai entendu un sample ou une mélodie intéressante qui me fait dire : « ah ouais là, je dois faire quelque chose avec ça ». Sinon ça peut m’arriver d’avoir rien à faire et de me dire : « vas-y j’allume mon logiciel et qui vivra verra » et ça peut très bien marcher… Ou foirer comme pas possible. Par contre je travaille très peu avec quelqu’un à côté de moi, souvent, tout mon karma et mon inspiration disparaissent quand c’est comme ça. Un peu comme si d’un coup Kim Kardashian était ma copine.

 » JE PENSE QUE NOUS SOMMES UNE GÉNÉRATION QUI VA SE DÉTACHER DE CE RYTHME DE VIE « MÉTRO, BOULOT, DODO »

× Quelles sont tes influences ?

Pfoulala ça part dans tous les sens et je suis de plus en plus du genre à écouter un son par ci, un son par la sans m’attarder sur un album en entier. Mais si je devais citer quelques uns qui me plaisent beaucoup en ce moment : Timber Timbre, Nils Frahm, Jazz Cartier, Jorrdee, Stwo, John Berberian ainsi que une grande majorité de la scène rap d’ATL.

× Peux-tu nous en dire un peu plus sur les projets qui t’attendent en 2016 ?

S’il arrive à pas trop prendre la poussière et à esquiver ma flemme je devrais bientôt sortir un Ep de 7 titres intitulé « VHS TAPE » ou truc dans le genre, qui tire sa source dans la notion de souvenir. Après ça j’ai quelques trucs qui se mettent en place, dont un EP rap, avec les potos Swear et Cocolaw€€d, qui devrait plus arriver à la rentrée prochaine.

 » FAUT PAS SE PRESSER, SOIT DISANT L’HOMME QUI VIVRA 1000 ANS EST DÉJÀ NÉ. « 

× Etant un magazine basé sur les valeurs du slow média, quelle est ta définition de la « slow life » ?

La « slow life » c’est pour moi prendre le temps de faire les choses bien, pour pouvoir mieux apprécier le moment présent (cf YOLO). Je pense que nous sommes une génération qui va se détacher de ce rythme de vie « métro, boulot, dodo » ce qui est bénéfique, car ca va nous permettre de nous recentrer sur notre personne et non sur notre productivité. La slow life, c’est prendre le temps de bien choisir, que ce soit des trucs tout con comme au niveau alimentaire mais aussi au niveau du travail ou des études. Faut pas se presser, soit disant l’homme qui vivra 1000 ans est déjà né.

× Et pour finir, un petit son à partager avec nous ?

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Propos recueillis & article rédigé par : Debora Attal

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