PWFM

8 février 2017

« ON A LANCÉ UN GROUPE FACEBOOK FIN OCTOBRE 2015, SUR UNE BLAGUE, POUR ÉCHANGER SUR LA MUSIQUE ÉLECTRONIQUE. »

COMMENT A-T-ON DÉCOUVERT PWFM ? COMME TOUTES LES BELLES HISTOIRES, CE FUT UN PUR ET SIMPLE HASARD. ELLE DEVINT PETIT À PETIT ET ASSEZ NATURELLEMENT NOTRE RADIO DE TOUS LES JOURS, NOUS ACCOMPAGNANT DE JOUR COMME DE NUIT, DANS TOUS LES PETITS MOMENTS DU QUOTIDIEN, AVEC TOUJOURS LA MÊME FINALITÉ : NOUS ÉMERVEILLER AVEC DE JOLIES PÉPITES ÉLECTRONIQUES. EN PARLANT DE HASARD QUI FAIT BIEN LES CHOSES, C’EST AUSSI COMME CELA QUE LE PROJET PWFM A VU LE JOUR.

Tout a commencé avec une petite phrase humoristique de Yassine posant une simple question aux internautes du groupe « Weather Music Festival » sur Facebook : « Quel est votre club préféré à Paris ? ». Le post avait alors été supprimé car le résultat du sondage (le Rex) ne plaisait pas aux gérants du groupe Facebook. Ils contre-attaquent quelques temps plus tard en créant le groupe Facebook « Pas-Weather Festival Music ». L’objectif : créer un espace libre de partage et d’échange autour d’un amour commun, celui de la musique électronique. Nous avons eu le plaisir de rencontrer ce crew plein d’énergie, autour d’une bonne bière afin de vous faire découvrir leur histoire !

D’où venez-vous ? Comment PWFM a vu le jour ?

Au début on était 4, tout à commencé fin octobre 2015 quand on a lancé notre groupe Facebook, un espace libre pour tous ceux souhaitant échanger sur la musique électronique. En quelques semaines on a atteint 3 000 personnes. Ça été très vite, on a eu du mal à réaliser au début ! C’est à ce moment-là que l’on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose de tout ça, car même si un groupe Facebook c’est cool, autant en faire quelque chose de concret. Donc 1 mois plus tard, fin novembre 2015, on a créé notre web radio visant à mettre en avant les jeunes producteurs de musique électronique, le but était d’inciter tous les gens qui composent chez eux, à partager leurs tracks avec nous afin que l’on puisse les diffuser sur la radio. On est parti sur ce projet afin de garder l’idée communautaire et collaborative qui fait la grande force de notre groupe Facebook.

Tout a très bien marché et c’est comme ça que petit à petit on a pu commencer à mettre en place des événements, le premier en date est celui au 6b de cet été (dont vous nous parlions d’ailleurs dans notre revue d’été), le concept était simple : réunir plein d’artistes émergents. Comment les a-t-on choisi ? Les artistes souhaitant tenter leur chance devaient tout simplement nous proposer leur travail et par la suite notre communauté a voté les meilleurs sons sur lesquels ils voulaient venir se trémousser le 30 juillet dernier pour la PWFM 001. Nous avons également lancé l’idée du vinyle, toujours avec la même volonté de placer notre communauté au coeur de l’action : ce sont les gens de la communauté Facebook qui ont pu voter et choisir quels seraient les 6 artistes qui figureraient sur le vinyle. De notre côté on sélectionne aussi des artistes pour qu’ils aillent mixer dans des festivals comme nous l’avons fait récemment avec le Moga Festival au Maroc. Toujours dans la même idée de tremplin, et celle de mettre en avant de jeunes artistes.

C’est relativement participatif comme projet, non ?

Exactement, et c’est toujours le cas ! Aujourd’hui, (nlrd : lorsque nous réalisons l’interview), nous sommes au Fluctuat Nec Mergitur à République et ici nous avons une résidence toutes les semaines autour de la nouvelle scène parisienne. On permet à de jeunes collectifs de venir passer leurs musiques comme ce soir avec l’open platine.

« TOUJOURS LA MÊME IDÉE DE TREMPLIN, ET CELLE DE METTRE EN AVANT DE JEUNES ARTISTES. »

Actuellement vous avez des gros projets à venir ? 

Actuellement on a deux gros projets, on est en train d’organiser une soirée au Glazart, qui se fera début mars, c’est la 1ère fois que l’on invite des artistes, ça ne sera pas uniquement un tremplin pour le coup, on fait de vrais bookings. Et on a aussi récemment lancé une nouvelle version du site et grâce à celle-ci, chaque artiste peut créer son propre compte, tout est un peu plus automatisé…Et plus beau, surtout !

Et par apport à la web radio, comment vous organisez-vous ? 

Les artistes nous envoient leurs tracks, qu’on prend bien le soin d’écouter, il nous arrive également de travailler avec des labels créatifs, puis on diffuse leurs sons tant que ça colle avec notre ligne éditoriale.

Du coup c’est quoi le style de musiques que vous diffusez ?

De base c’est de la musique électronique, même si parfois ont est un peu tributaire de ce que les gens nous envoient. La plupart du temps c’est de la techno, mais si demain si on nous envoie de la disco, on sera super contents, mais à l’heure actuelle quasiment plus personne n’en produit. Dans tous les cas tant que ça reste qualitatif, on diffuse ! On prend de tout mais surtout pas de l’EDM… C’est notre seule limite !

Est-ce que vous pensez-voir plus loin au niveau de la radio, avec des podcasts, des émissions peut-être ? 

Des podcasts on en a lancé en début d’année. On en lance 3 par semaine, il y a une partie de l’équipe de PWFM qui passent leurs propres tracks aussi. On s’organise de façon à ce que le mardi soit plus axé deep, micro, ambient et melodic techno. Le mercredi plutôt techno mais très légère et le jeudi de la grosse techno. Toutes les semaines, on invite de jeunes artistes afin qu’ils passent leurs tracks. Du côté des émissions, on n’en fait pas encore, car ça demande beaucoup de temps et du matériel…Et à l’heure actuelle on est plutôt en mode cool et on préfère continuer à tout programmer derrière notre ordinateur.

« ON A EU LA CHANCE D’AVOIR LE GROUPE FACEBOOK AU DÉBUT, CE QUI NOUS A PERMIT D’AVOIR UNE BONNE FAN BASE LORSQUE L’ON A LANCÉ LA WEB RADIO. »

Ça vous fait pas mal de projets. Comment naissent toutes ces idées ?

Et bien il y a pas mal de gens qui nous proposent des trucs à droite et à gauche, donc on travaille avec eux, on fait également des partenariats, notamment pour notre vinyle avec Diggers Factory. Après ça se présente aussi au jour le jour. Donc finalement entre les podcasts, les organisations de soirées, la radio, les interviews de jeunes artistes, les festivals…on n’est pas mal occupé !

En 1 an, on peut dire que c’est ultra positif comme résultat, non ?

Oui carrément, on a eu la chance d’avoir le groupe Facebook au début, ce qui nous a permis d’avoir une bonne fan base lorsque l’on a lancé la web radio. On avait déjà 5 000 personnes qui nous suivaient, ça nous a bien aidé ! Actuellement, je crois que l’on est 16 000 sur le groupe, 8 000 personnes sur la page Facebook, alors ça fait pas mal de monde en un an, c’est cool !

On a vu que vous veniez de créer un pôle à Londres, du coup vous souhaitez vous développer à l’étranger ?

On a Clara et Camille qui sont parties à Londres pour la suite de leurs études, donc l’idée c’est d’essayer de développer PWFM là-bas en démarchant des artistes. Même si pour l’instant on n’est plutôt pas mal en France, on a également quelques demandes qui viennent d’un peu partout : récemment un festival italien nous a contacté ou bien le Tresor à Berlin. Il y a beaucoup de bouche-à-oreille et de toute façon c’est comme ça que ça marche.

Et du coup comment vous entretenez ce lien avec votre communauté ? 

Le fait de les faire participer ça marche pas mal. Sur la radio, on permet à plein d’artistes qui ne sont pas encore connus d’être diffusés, en général, ils en parlent de leur côté par la suite…Et puis le seul truc que l’on demande c’est d’avoir des relais sur les réseaux sociaux, c’est le seul deal, on diffuse mais en échange, ils font un post sur leur compte. Ça a un effet boule de neige !

Vous prenez le temps de vous intéresser aux artistes, donc le retour est censé être logique. Et dans l’ensemble vous êtes satisfaits ?

Oui aujourd’hui on est une belle petite équipe de 10 personnes et on arrive à gérer plein de projets en même temps : vinyle, soirées, radio…Des trucs super cool !

Et peut-être que bientôt vous lanceraient un festival vous aussi ?

Pourquoi pas, carrément !

Un grand merci à la chouette team de PWFM, à Marion.

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Retrouvez la team très prochainement au GLAZART le 4 mars à l’occasion de leur PWFM 003

Article et propos recueillis par Morgane Samson et Debora Attal

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