Alicia Cosculluela

Café Simone. Un nom qui résonne joliment aux oreilles, tout comme l’enthousiasme si communicatif de Alicia Cosculluela, l’âme de ce nouveau podcast qui détonne. Si ce sont les petites villes qui l’inspirent, c’est pour les femmes qu’elle crée ce podcast qui bouscule notre vision des villages. Le résultat est inspirant. On aime écouter ces échanges assumés, où originalité et bienveillance se côtoient.

Il y a quelques semaines nous avons rencontré Alicia autour d’une tasse de thé et nous avons parlé de podcast, bien sûr, de son parcours et de ses inspirations. Rencontre.

Peux-tu te présenter ?
Je suis Alicia Coscuella, j’ai 25 ans et je suis la créatrice du podcast « Café Simone ». Depuis toute petite, je suis quelqu’un d’assez créative, j’ai toujours été attiré par les arts, notamment grâce à mon père. Aujourd’hui, en parallèle du podcast, je mène plusieurs projets. Je travaille pour la MJC d’Annonay sur un projet de média participatif (TELA Média) qui permets aux habitants de s’emparer d’outils audiovisuels et ainsi devenir leur propre média, je fais aussi de la vidéo et de la photographie pour mon entreprise « Bonjour Simone ».

D’où t’es venue l’idée de créer un podcast ?
Début 2017 j’ai commencé à écouter des podcasts et j’ai adoré. J’écoutais principalement des portraits ou des histoires passionnantes issues d’univers variés. Puis j’ai commencé à réaliser mes premiers podcasts, par le biais de Radio d’Ici Pilat & Bassin Annonéen dans une émission réalisée par Julie Vaslin qui se nommes « Les Réinventeurs ». Le but de cette émission est de mettre en valeurs la dynamique associative et culturelle d’Annonay et ses alentours, a chaque émission autour d’une thématique : les vieux d’Annonay, les circuits courts, la mobilité….. Grâce à cette émission, j’ai pu mettre un pied dans le monde de l’audio et lancer ma réflexion quant à la création de mon propre podcast. Je me suis aperçue, en tant qu’Annonéenne, qu’il y avait plein de choses formidables qui se passaient autour de moi et j’avais envie de montrer toute cela. Mon but c’est de donner une nouvelle énergie à cette ville !

Quelles thématiques abordes-tu dans tes émissions ?
Mon envie, c’est de mettre en avant les femmes donc j’apporte une dimension féministe, mais la majorité de mes questions ne tournent pas autour de cette thématique. On parle davantage de ce qui nous touche au quotidien. J’aime mettre en avant les parcours de vie, l’écologie, l’art, le développement personnel ou encore la danse.

 

Qui sont les femmes que tu as choisi d’inviter dans tes premières émissions ?
Ce sont les femmes de mon entourage principalement, celles que je côtoie sur mon lieu de travail, dans ma vie quotidienne. C’est aussi les mamans de mes amies, leurs sœurs, leurs tantes. Mes coups de cœur.

Quelle est ta figure féminine de référence ?
Simone Veil ou encore Frida Kahlo pour les références historiques, car je ne peux pas ne pas parler d’elles. Mais aussi des femmes contemporaines comme l’artiste, Diglee, Alicia Keys (notamment avec son choix de se montrer beaucoup plus au naturel). Il y a aussi Agnès Varda, que j’ai découverte au travers de « Visages Villages », ce documentaire qu’elle a réalisé avec le photographe JR. Elle fait partie du mouvement « Nouvelle Vague », c’est d’ailleurs l’une des rares réalisatrices de ce mouvement et on en parle seulement maintenant. Elle a 89 ans, alors il serait temps !

Pourquoi parler des petites villes ?
Comme je suis originaire d’Annonay, une petite ville d’Ardèche, cela me paraissait logique. C’est aussi ce qui me représente et c’est ce que j’ai envie de défendre. Alors oui, Annonay quand j’étais plus jeune, je voyais juste les aspects négatifs. Mais quand on regarde autour de soi, on a beaucoup de chance. On est à seulement 1h des grandes villes de Rhône-Alpes, le style de vie est hyper agréable, il s’y passe plein de choses, il y a énormément d’associations culturelles, des stages… Bref, on y est bien.

Comment vois-tu la suite pour Café Simone ?
J’aimerais réaliser plus d’épisodes et développer de nouveaux formats.

Quelles son tes inspirations ?
Je suis très série, donc dernièrement j’ai regardé The End of Fucking World. J’adore, bien évidemment, les podcasts notamment Transfer, l’ambiance me plaît beaucoup. Je m’intéresse pas mal aux newsletters féministes, comme Les Glorieuses ou Quoi de Meuf.

Ta définition d’un moment slow ?
Prendre le temps de faire une activité qui va te faire du bien, t’instruire. Et puis aussi, profiter des gens que t’aiment !

 CAFÉ SIMONE

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PROPOS RECUEILLIS PAR DEBORA ATTAL

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