Seconde Main

Chiner des pièces uniques ? C’est la passion de Emma, fondatrice de la boutique en ligne (et Instagram inspirant) Seconde Main. Fan de vintage, Emma bouscule joyeusement les codes de la friperie pour les redéfinir entièrement. Son idée ? Avoir créer un  e-shop d’articles vintage et de seconde main sélectionnés avec soins. Avec sa sélection éclectique, Seconde Main est rapidement devenu une référence pour les e-chineuses en quête de pièces et accessoires uniques. Entre inspiration  et slow fashion, rencontre avec la créatrice de Seconde Main. 

Qui es-tu Emma, peux-tu nous raconter ton parcours ?
J’ai 23 ans et j’habite à Paris. Après avoir vécu une quinzaine d’années dans le sud de la France, vers Marseille, je me suis installée ici pour mes études. D’ailleurs je termine tout juste mon cursus universitaire avec un Master 2 en droit du travail en poche ! J’aime me définir comme une nana curieuse, voyageuse, féministe et engagée.

 

Quelle était l’idée de départ avec la création de ton compte instagram Seconde Main shop ?
Ca fait presque deux ans maintenant que j’ai décidé d’arrêter d’acheter des vêtements en grande distribution pour me tourner uniquement vers la seconde main et le vintage. Cette démarche vient d’une réflexion sur notre mode de vie, notre mode de consommation. J’ai toujours aimé les vêtements, mais l’industrie du textile est aujourd’hui un désastre écologique et humain. Je n’acceptais plus d’acheter un vêtement qui soit produit dans ces conditions.
J’ai donc commencé à chiner pour m’acheter des vêtements, que ce soit en ligne ou en friperie, et j’ai adoré ça ! En discutant avec mon entourage, je me suis rendue compte que beaucoup comprenaient cette démarche et auraient souhaité aller dans le même sens, mais n’avaient pas le temps ou la patience de chiner. De là est venue l’idée de Seconde Main, une boutique en ligne sur laquelle je propose des pièces chinées, de la même manière que je chine pour moi au quotidien.

 

« L‘industrie du textile est aujourd’hui un
désastre écologique et humain. »

 

Comment le concept a-t-il évolué jusqu’à aujourd’hui ?
Le concept a peu évolué depuis ses débuts puisque j’ai ouvert Seconde Main il y a moins d’un an : pendant plusieurs mois j’ai mis sur pied ce projet, et réfléchi à ce que je voulais proposer, et comment je voulais le proposer. Par exemple, j’ai décidé de reverser 20% des bénéfices de la boutique au Fond de soutien des droits des filles de l’ONG Plan France, auquel je faisais déjà des dons à titre personnel. C’est une manière de rendre ce projet plus engagé encore.

Comment dégotes-tu les pièces que tu proposes à la vente ?
Je les trouve surtout à Paris où je vis, et Londres où je vais régulièrement. Ca peut être dans des charity shop, Emmaüs, de grandes fripes au kilo, etc. Je sélectionne toujours des pièces en bon état, dans de belles matières, et qui ont un style actuel. Je préfère proposer moins mais que la sélection soit de qualité !

Penses-tu qu’il est plus simple de vendre du vintage en ligne qu’en boutique ?
Je pense que c’est surtout plus flexible, et c’est pour cela que ça se développe de plus en plus ! Dans mon cas, Seconde Main représente une activité en plus de mes études, et la vente en ligne me permet de m’y consacrer sur mon temps libre. En revanche, pour les personnes qui habitent à Paris, je propose la remise en mains propres gratuite.

 

 « J‘ai décidé de reverser 20% des bénéfices de la boutique au Fond de soutien des droits des filles de l’ONG Plan France. »

 « La mode aujourd’hui qui est devenue une course permanente à la surconsommation : trop de collections, de tendances, de vêtements jetables… »

Quel est ton rapport à la mode ?
Je ne me retrouve pas dans la mode aujourd’hui qui est devenue une course permanente à la surconsommation : trop de collections, de tendances, de vêtements jetables, c’est pour ça que j’ai choisi de me tourner uniquement vers le vintage ou la seconde-main. Ca me prend un peu plus de temps, mais je n’achète que des pièces de qualité, souvent moins chères que de la fast-fashion, et je sais que ces achats n’ont pas d’impact écologique et humain.

Ta meilleure découverte en matière de vêtements chinés ?
Une robe Saint Laurent rive gauche en parfait état, une merveille. Bien que j’ai ma petite idée sur sa période de création, j’ai contacté la maison Saint Laurent pour en être certaine, et j’attends leur réponse pour mettre la robe en ligne sur la boutique.

Comment imagines-tu l’avenir de Seconde Main ?
J’aimerais beaucoup pouvoir y consacrer plus de temps dans les mois à venir, et pourquoi pas faire des ventes éphémères à Paris ! J’ai beaucoup bossé en magasin comme job d’été, j’adorais conseiller les clientes. Pouvoir le faire avec Seconde Main serait pour moi une belle réussite.

Ca t’évoque quoi la slow life ?
Une fin d’après-midi sous le soleil du sud, avec un verre de vin blanc et le bruit des cigales.  

 

« Je n’achète que des pièces de qualité, souvent moins chères que de la fast-fashion et je sais que ces achats n’ont pas d’impact écologique et humain. »

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PROPOS RECUEILLIS PAR DEBORA ATTAL

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